Bateau origami en lin inclus dans une œuvre contemporaine florale et végétale de Robin Laffargue
Détail d'œuvre mixed media : sucette en inclusion dans la résine époxy sur fleurs, collection Je t'aime d'amour, Robin Laffargue
Détail sculptural : main modelée en argile émergeant du tableau, tenant une bombe de peinture grandeur nature, techniques mixtes, Robin Laffargue

Je t’aime d’amour

130 × 97 cm — Techniques mixtes sur aluminium, inclusions tridimensionnelles sous résine

JE T’AIME D’AMOUR explore la mémoire des premiers élans amoureux et cette capacité propre à l’enfance d’aimer sans retenue. À travers la résine, les inclusions sculpturales et les objets figés dans la matière, Robin Laffargue transforme un souvenir réel en architecture émotionnelle suspendue entre peinture, sculpture et mémoire.

 

 

— Histoire complète —

 

 

Avec JE T’AIME D’AMOUR, Robin Laffargue explore la puissance des premiers élans amoureux et ces souvenirs d’enfance qui continuent de vivre longtemps après que le temps a passé.

 

L’œuvre s’inspire d’un véritable souvenir partagé à l’artiste. Dans les rues de Montmartre, un jeune garçon tombe instantanément amoureux d’une petite fille aperçue dans son quartier. Submergé par une émotion trop grande pour lui, il la suit discrètement jusqu’au pied de son immeuble sans savoir comment lui avouer ce qu’il ressent.

 

Pris entre la peur et le courage, l’enfant saisit alors une bombe de peinture bleue et écrit rapidement sur le mur :

JE T’AIME D’AMOUR

 

Le cœur battant, il espère ne pas être vu. Mais la petite fille apparaît à sa fenêtre. Dans la buée de la vitre, elle dessine silencieusement un cœur en réponse. Un instant fragile, suspendu, qui devient dans l’œuvre une promesse silencieuse traversant toute une vie.

 

Au cœur de la composition, les inclusions tridimensionnelles transforment des objets ordinaires en fragments de mémoire conservés dans la matière. Une sucette, des fleurs et une main sculptée tenant la bombe de peinture deviennent les reliques affectives de cette déclaration spontanée. La résine emprisonne chaque détail comme un souvenir rendu permanent.

 

L’aluminium agit comme une structure solide et durable, symbole de ce qui résiste au temps. Les reliefs sculptés et les profondeurs de résine construisent une narration phygitale où l’enfance, le souvenir et la transmission émotionnelle se superposent progressivement.

 

À travers cette œuvre, Robin Laffargue interroge cette capacité propre à l’enfance d’aimer sans retenue, avant que les peurs adultes ne viennent limiter les émotions les plus sincères. Le récit se prolonge alors au fil des années, jusqu’à faire de cette déclaration une architecture émotionnelle construite à deux, depuis l’enfance jusqu’au dernier souffle.

 

Les œuvres de Robin Laffargue sont construites à partir de souvenirs réels confiés à l’artiste puis retranscrits dans la matière, entre peinture, sculpture et mémoire collective.