Le Moulin de la Galette
130 × 97 cm — Techniques mixtes sur aluminium, inclusions tridimensionnelles sous résine
LE MOULIN DE LA GALETTE explore la persistance des souvenirs d’enfance et ses émotions fondatrices qui continuent de traverser le temps. À travers la résine, les inclusions sculpturales et les reliefs en matière, Robin Laffargue transforme un souvenir réel en scène suspendue entre innocence, mémoire et émotion durable.
— Histoire complète —
Avec Le Moulin de la Galette, Robin Laffargue explore la persistance des souvenirs d’enfance à travers une scène inspirée d’un témoignage réel recueilli par l’artiste à Montmartre.
Au premier plan, un enfant assis sur une balançoire contemple un fragment de son passé figé dans la résine. Le souvenir raconte la première fois qu’il a offert des fleurs à la petite fille dont il était amoureux dans son quartier. Le cœur battant, il trouve le courage d’aller vers elle avec un bouquet dissimulé derrière son dos.
Avant cela, l’enfant était allé chez le fleuriste sans avoir assez d’argent pour acheter les fleurs qu’il souhaitait offrir. Porté par une émotion plus forte que l’interdit, il décide alors d’en cueillir dans un parc voisin. Ce geste innocent devient dans l’œuvre le symbole d’une enfance capable de dépasser la peur, les règles et le regard des autres.
Face à lui, la petite fille cache sa bouche sous l’effet de la surprise. Elle rougit, sourit, rit timidement. L’instant semble suspendu dans le temps, comme ces émotions fondatrices qui marquent une vie entière.
Les inclusions tridimensionnelles, les reliefs sculptés et les couches de résine construisent une narration sensible entre mémoire intime et matière. Chaque détail agit comme un fragment de souvenir conservé physiquement dans l’œuvre.
À travers cette scène, l’artiste interroge la force émotionnelle des souvenirs transmis et la capacité de l’enfance à vivre les émotions avec une intensité brute, avant que le temps et les conventions adultes ne viennent les altérer.
Les œuvres de Robin Laffargue s’appuient sur de véritables souvenirs partagés avec l’artiste puis retranscrits dans la matière, entre peinture, sculpture et mémoire collective.



