Petit garçon en pull orange assis sur un banc en bois lisant un poème dans une œuvre contemporaine en résine et relief inspirée de Montmartre.
Gros plan sur une ballerine dansant avec un véritable tutu blanc intégré dans la résine et des dentelles sculptées en époxy.
Zoom sur un enfant assis sur un banc en bois intégré dans une œuvre contemporaine sous résine époxy, collection GAMIN de Robin Laffargue.

BALLERINE

 

116 × 89 cm — Techniques mixtes sur aluminium, inclusions d’objets mémoriels sous résine

 

BALLERINE explore le silence des sentiments inavoués et ces souvenirs qui continuent d’habiter une vie entière. À travers les inclusions mémorielles, les reliefs sculptés et la résine figée dans le temps, Robin Laffargue transforme un souvenir réel en narration suspendue entre amour silencieux, nostalgie et mémoire émotionnelle.

 

— Histoire complète —

 

 

Avec BALLERINE, Robin Laffargue explore le silence des sentiments inavoués et ces souvenirs qui traversent une vie entière sans jamais disparaître.

 

 

 

L’artiste s’est inspiré d’un véritable souvenir partagé par une rencontre. Dans le quartier de Montmartre, un jeune garçon tombe secrètement amoureux d’une ballerine plus âgée que lui de quelques années. Chaque jour, assis sur un banc, il l’observe danser discrètement sans jamais trouver le courage de lui révéler ses sentiments.

 

 

 

Entre ses mains repose un livre ouvert sur les vers de Verlaine :

« Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone. »

Le poème devient alors le prolongement silencieux de ce qu’il n’ose pas dire.

 

 

 

Au cœur de l’œuvre, un véritable tutu blanc est prisonnier de la résine, suspendu dans la matière comme un souvenir figé dans le temps. La danseuse apparaît de dos, presque inaccessible, tandis que le petit garçon demeure assis sur un véritable banc en bois intégré dans la composition. À ses côtés, une sucette et un carré de chocolat en inclusion évoquent l’innocence fragile de l’enfance.

 

 

 

L’atmosphère gris sépia plonge la scène dans une nostalgie suspendue entre rêve et mémoire. Derrière les bâtiments de Montmartre apparaissent l’Hôtel du Consulat et le Sacré-Cœur, silhouettes familières d’un passé devenu inaccessible.

 

 

 

Les années passent. L’enfant devient adolescent, puis vieil homme. Dans la dimension narrative de l’œuvre, il contemple finalement une photographie en noir et blanc de cette ballerine qu’il n’aura jamais osé aimer ouvertement.

 

 

 

À travers ses reliefs sculptés, ses inclusions mémorielles et ses couches de résine, BALLERINE interroge ce moment universel où le manque de courage transforme parfois un amour sincère en souvenir éternel.

 

 

 

Les œuvres de Robin Laffargue sont construites à partir de souvenirs réels, confiés à l’artiste par des rencontres. Un monde qui mélange matière, peinture, sculpture et mémoire collective.