Texte manuscrit original de l’artiste contemporain Robin Laffargue pour MICMAC ART, présenté sur fond blanc dans la page de démarche artistique : « Longtemps, j'ai cherché la maîtrise technique,<br />
oubliant que l'art est un acte de liberté.<br />
Pour GAMIN, j'ai brisé les barrières.<br />
Sur la résistance du métal, mon encre<br />
et ma craie sont des éclats d'innocence.<br />
Je ne peins pas des objets, je sculpte des<br />
ponts vers nos mémoires les plus lumineuses.</p>
<p>Robin »

— DÉMARCHE ARTISTIQUE —

 

Je ne peins pas des objets.

Je sculpte des traces vers nos mémoires les plus lumineuses.

Longtemps, j’ai cherché la maîtrise technique oubliant que l’art est avant tout un acte de liberté. GAMIN a tout changé.

 

Sur la résistance de l’aluminium, mon encre et ma craie sont devenus des éclats d’innocence. Des fragments d’enfance figés dans la résine comme on conserve ce qu’on ne veut pas perdre.

 

La matière d’abord.

 

Châssis d’aluminium riveté. Encre de Chine, acrylique, craie. Puis la résine — cette vitrification qui scelle l’instant, transforme la peinture en sculpture, rend permanent ce qui était fugace.

 

Les objets ensuite.

 

Ramassés. Choisis. Chargés d’histoires vraies. Des fragments de réel plutôt que des symboles.

 

Et la mémoire, toujours.

 

Mes œuvres ne restent pas dans le cadre. Elles en sortent — en relief, en profondeur, et en vidéo. Chaque pièce recèle une extension numérique accessible depuis l’œuvre elle-même.

 

La mémoire devient matière.

C’est ça, MICMAC ART.

RENCONTRE AVEC Robin Laffargue

Robin Laffargue est artiste plasticien basé à Toulouse. Résine, reliefs, aluminium, pigments et depuis peu, des œuvres phygitales intégrant des puces NFC. Voici comment il parle de son travail, de ses obsessions et de sa manière de voir le monde.

QUI ES-TU ?

Je cherche encore la réponse. Mais aujourd’hui, je suis quelqu’un qui comprend mieux le fonctionnement de son cerveau et qui a trouvé dans la création une façon d’habiter le monde plus calmement.

J’ai un TDAH. Pendant longtemps, je me suis senti en décalage, un perturbateur qui ne trouvait pas sa place. L’atelier est devenu l’endroit où ce chaos peut enfin prendre une forme. Aujourd’hui, je travaille l’aluminium, les pigments et la résine en superposant les couches et les reliefs. On verra qui je serai demain.

POURQUOI LA PEINTURE ?
J’ai perdu mon père à l’âge de 3 ans et ça m’a profondément perturbé. J’ai eu du mal à m’exprimer, alors j’ai dessiné avant même de savoir parler. Quand on dessine, quand on peint, on est chez soi n’importe où. J’adore cette bulle.
QUELLES SONT TES INFLUENCES ?

J’aime tout ce qui provoque une émotion. C’est très subjectif. Ma liste est un mélange de maîtres comme Basquiat, Bacon ou Hockney, et d’artistes que je côtoie ou admire aujourd’hui.

Je suis très marqué par le travail d’amis comme Philippe Viejo, qui m’a énormément influencé, CEET ou CYRO. Je pense aussi à ALBEN, Hom Nguyen et KIKO  j’adore l’énergie. Je vous invite à aller voir leur univer. Ce sont ces échanges humains, autant que l’art brut ou l’impressionnisme, qui nourrissent mon atelier aujourd’hui. Je ne sais pas ce qui me plaira dans dix ans, et c’est très bien comme ça.

QUELLE TECHNIQUE UTILISE TU POUR PEINDRE ?

J’aime mélanger : le pastel, l’acrylique, l’huile, l’encre et les résines. C’est presque de la chimie, mais je garde mes secrets de fabrication. Aujourd’hui, je travaille surtout sur aluminium.

J’utilise la résine époxy, des inclusions et des moules en silicone pour créer du relief directement dans la matière. Le tableau devient un objet en volume, entre peinture et sculpture murale. J’intègre également une puce NFC dans mes œuvres afin de relier physiquement la pièce à son oeuvre phygitale.

QUELLE EST TA COULEUR PRÉFÉRÉE ?
Les couleurs sont des émotions. Le rouge est intense, le bleu mélancolique, le noir mystérieux, le jaune apporte de la joie… Je n’ai pas de couleur préférée, mais j’ai une sainte horreur du mauvais goût.
LE MOT DE LA FIN ?
Je ne connais pas de citation célèbre alors je vais employer une des miennes :
 -« Être content me rend heureux » et -« Faire la gueule, c’est trop fatiguant ! »